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1992 Balkans

Des années 60 aux années 90, les interprètes étant devenus ‘de réserve’, il était devenu impossible de les envoyer en opérations extérieures. L’un d’entre eux cependant, presque clandestinement, et en usant d’un subterfuge légal, fut envoyé en octobre 1991, juste après la fin de la première guerre du Golfe, à RIYADH, en Arabie Saoudite, pour participer en tant qu’interprète au bilan militaire de la guerre du Golfe. Le Lieutenant-colonel Pierre DENAIN fut ainsi le premier à reprendre le flambeau des langues en opérations, qui plus est sur cette terre d’Afrique où furent déployés les premiers interprètes, ainsi que les plus importants contingents de linguistes, avec l’Armée d’Afrique de 1830.

Par la suite, la loi 1993/4 rendit à nouveau possibles les participations individuelles de réservistes à des opérations militaires. Le conflit des Balkans venait de commencer, la communauté internationale décida d’envoyer en ex-Yougoslavie, sous l’égide de l’ONU puis de l’OTAN, un contingent important auquel participa la France : en 1995 et 1996, 5 interprètes militaires de réserve furent affectés soit à des postes à caractère strictement linguistique de traducteur/interprète d’anglais ou de serbo-croate, soit à des postes où leur formation au travail d’état-major doublée de leurs compétences linguistiques leur permettaient de s’adapter instantanément à un environnement multinational à forte dominante anglo-saxonne. Qui plus est, leurs compétences civiles les rendaient aptes à des missions auxquelles l’armée de métier n’était alors pas habituée :

les Actions Civilo-Militaires (ACM), les relations avec les médias ou avec les populations locales,… Depuis, la présence des interprètes militaires de réserve (IRAT, OIRAT ou OLRAT) dans les Balkans a été ininterrompue, en Bosnie-herzégovine et au Kosovo notamment, certains ayant effectué 3 voire 4 OPEX (opérations extérieures) en une dizaine d’années.

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