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1830 Armée d’Afrique

En Avril 1830, les Interprètes Militaires furent une fois encore mis à contribution, pour l’Expédition d’Alger. Le Marquis de Clermont Tonnerre, Colonel d’Etat-major, créa le Corps Royal des Interprètes de l’Armée d’Alger, qui devait devenir plus tard Corps des Interprètes de l’Armée d’Afrique. Les premiers à être recrutés furent d’anciens interprètes de Bonaparte, ainsi que des survivants des Mamelouks de la Garde Impériale, et de jeunes orientalistes. Le corps comprit à l’origine 5 interprètes de 1ère classe qui perçurent, sans en avoir le grade, le traitement et les indemnités de Colonel d’Etat-major, 3 de 2ème classe (Chef d’escadron) et 7 de 3ème classe (Capitaine) ainsi que 8 Guides-interprètes (Lieutenant).
L’uniforme était de drap bleu de roi à collet et parements en velours noir, gilet bleu ou blanc, pantalon demi-large en drap bleu sans passepoil. Les 9 boutons de l’habit, dorés, figuraient une fleur de lys surmontée d’une couronne. Le signe distinctif de ces interprètes était alors une broderie en or figurant, au collet et/ou aux parements, selon le grade, deux branches d’olivier entrelacées.
 De nombreux interprètes eurent leurs chevaux tués sous eux, certains furent blessés au combat, quelques uns y laissèrent même leur vie. La conquête achevée, et après de nombreux changements à l’organisation du corps et aux tenues, certains devinrent administrateurs civils, responsables des forces de police (D’Aubignosc devint Lieutenant-général de police), consuls, magistrats,… Ismaïl URBAIN fut ‘l’inspirateur de la politique du Royaume arabe de Napoléon III, [sa route] a croisé et accompagné celle de l’Emir Abd el-Kader. Il fut de la prise de la smala (16 mai 1843), il eut la responsabilité de la détention de l’Emir en France, il lui rendit visite à Amboise, il l’accompagna à Paris lors de ses visites de 1853 et 1865’ (Michel LEVALLOIS, docteur en histoire – in Etudes Arabes). Laurent-Charles FERAUD, Interprète Principal de l’Armée, écrivit leur histoire en 1876. Par la suite, les interprètes de l’Armée d’Afrique furent distingués de leurs homologues ‘européens’ par la présence en dessous de leur insigne du croissant commun aux troupes coloniales.
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